Prendre le large

| S’éloigner de la réalité |

Parade navale

Les éclats lumineux semblaient danser les uns contre les autres dans un calme saisissant. À la vue, un seul reflet bleuté suffit. Quant aux doux bruits des vagues, c’est aussi comme cela que le calme s’installe, avec un sentiment de plénitude insouciante. À l’horizon, la terre semblait s’étaler jusque dans l’eau du lac. Les champs de colza et de blé y sont nombreux, on aperçoit également les différents vignobles ça et là répartis sur la vaste côte. Un peu plus haut sur la colline, les quelques forêts affichent de belles nuances verdâtres. Peu à peu, les toitures des bâtiments se dessinèrent à la suite de notre approche. Ainsi, les façades vivement colorées défilèrent en passant du bleu au jaune, puis au rouge.

Un mouvent discontinu fit son apparition. Au pied d’un grand et beau château, une foule venait à peine de s’installer. Bordant le rivage, les silhouettes restèrent floues et ce, dans un vacarme insaisissable. Ce que nous percevions n’était autre qu’une fête. Une fête qui rassemblait des gens de tout âge. Dès notre arrivée au quai, la foule acclamait et des rires se firent entendre.

Le Casino Théâtre dissimulé

Plongeon

Et l’on plonge dans l’Eau comme dans un Poème
S’élevant au-dessus des Nuages du Temps
Qui brouillent les Regards inévitablement
On plonge dans l’Eau sans sa propre Ombre même

On plonge soulagé puisque dans l’Eau on sème
Tous les sombres Soupirs qui pèsent trop souvent
Sur l’Air sec quotidien pour rêver doucement
D’une Force infinie à la Fille qu’on aime

L’Eau voit cet Orgueil qui ensable le Désert
À se retrouver seul dans un Temps qui se perd
Mais l’Eau vite a besoin que ses Gouttes inondent

La Peau nue de son Cœur oubliant tout Orgueil
Qui pourrait empêcher la Poésie du Monde
De noyer sous son Sein sa Rime et ses Écueils

Gérald Sédrati-Dinet – CC 1996


S’éloigner de la réalité

S’éloigner de la réalité en s’appuyant sur un artiste que nous avons eu la chance de rencontrer. Voici un aperçu de ses œuvres suggérant quelques rêveries au cœur de la Perle du Léman. Les textes et images ci-dessous sont le fruit de José Gaggio ; un tout grand merci pour ce partage ! Laissons alors notre imagination être portée par ses créations et prenons part au voyage aux mille couleurs …

N’hésitez pas à jeter un œil à son travail

Fotoze.ch

« Vous reconnaîtrez peut-être votre maison, celle de votre voisin, cette façade devant laquelle vous passez tous les jours sans ne plus y faire attention, ce mur aux abords insignifiants qui prend vie par magie. C’est le montage d’une photo et d’un dessin qui se noient comme un graffiti intemporel. Des courbes qui frôlent un cadre de porte, une couleur vive qui perce une fenêtre, ou une ombre qui s’endort sous un toit. » Delphine Thorens

L’art vivifiant la contemplation

Une touche de couleur

A travers ces rêveries, j’invite le visiteur à une prise de conscience. Poser le regard plus attentivement sur notre quotidien. C’est notre environnement que l’on délaisse par habitude, par manque de temps ! Notre vie tumultueuse nous éloigne de la simplicité. Prendre un moment pour contempler notre beau pays ! Pourquoi à l’étranger tout est si différent ? Ici notre œil est accoutumé à un décor vu et revu et l’on ne désire plus vraiment y prêter attention, sauf circonstances particulières ; une météo différente, une couleur, une construction nouvelle et récente, mais sans un changement important, le décor n’est plus source d’émotion. Un peu comme notre façon de vivre, qui devient lisse par habitude.

Évasion en forêt

Mes montages ont pour vocation de piéger votre vision sur une façade de bâtiment ornée d’une belle peinture ou d’un beau paysage, afin que votre pensée se focalise à nouveau sur un visuel que vous apercevez chaque jour. Alors les sens retrouvent un certain éveil. Comme remettre une touche d’amour au fond du cœur. Ainsi privilégiez un moment pour regarder l’oeuvre qui embellit ma rêverie. Pour moi, c’est une manière modeste de vous offrir la possibilité d’accéder à une création que vous ne connaissez peut-être pas et ainsi de la découvrir sous un autre angle. Intégrée dans mon montage, elle présente une autre signification.


Instant de découvertes

L’histoire est répétitive, mais pas une fois elle est semblable. Le lieu n’est pas forcément particulier ou choisi, pourvu que l’endroit raconte quelque chose. La rue est intéressante surtout quand la nature est présente. Le ciel apporte sa touche personnelle qui est à saisir dans l’instant. Très souvent c’est la danse des couleurs qui prend de l’importance, alors qu’un beau nuancé de gris peut être plus révélateur ! L’heure est variable, le matin ou le soir avec des lumières rasantes, des ombres allongées. Le milieu de journée est aussi propice mais avec d’autres effets. À cet instant je suis un paysage, une couleur, une ombre, une lumière, un coin de rue ; je transporte une émotion, une ambiance et des senteurs. Et sans aucun signe annonciateur on est venu me saisir, sans douleur, à mon insu mais juste au bon moment, en tout cas à ce moment… alors je deviens numérique. Ai-je gardé l’émotion à travers ces pixels saisis ? J’ai perdu mon odeur, un peu de ma couleur, logée dans cette boîte.

C’est le moment de me faire coucher sur papier, là je suis complètement figée, mais même ainsi coincée et encadrée, j’arrive à vous piéger. Eh oui, c’est moi qu’il faut regarder. Si vous me scrutez attentivement, j’arriverai à vous transmettre de l’émotion, pour les plus attentifs une odeur peut même surgir de votre esprit. Mais pourquoi tout ce cheminement ? Ce n’est pas pour moi, ni pour les textes qui m’accompagnent, ni pour lui qui m’a exposé et qui a œuvré pour me parer, mais simplement pour un instant de découverte, une invitation au partage.

Photographiée, peinte ou encore dessinée… l’Île de La Harpe fascine !

1 commentaire

  1. Bravo à vous deux pour ce bel hommage à notre ville. Corinne

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